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Le Blog des étudiants Sans Frontières / Blog der Studierenden ohne Grenzen

6 décembre 2017 : Championnat universitaire d'Allemagne

Faire un cursus franco-allemand permet de profiter de la formation universitaire de chaque pays mais aussi de l’offre sportive et culturelle des deux universités de rattachement. C’est dans tous les cas un pari gagnant : allez vous aussi faire vos études dans le cadre d’un cursus binational !!

Quoi de mieux pour une étudiante sportive française que de participer aux championnats universitaires d’Allemagne ?

Lorsqu’à la suite d’une séance de courses à pied, l’entraîneur a demandé qui serait intéressé pour participer à la « Deutsche Hochschulmeisterschaft » de 10km route, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Ayant déjà fait les France de cross au lycée et à la fac, je savais que ce type de compétition avait une saveur bien particulière : représenter son université, rencontrer des étudiants de toute la France… J’avais très envie de découvrir si l’ambiance était la même en Allemagne.

Première grande surprise : Je suis la seule étudiante à représenter Freiburg, je dois donc partir toute seule et c’est à moi de tout organiser !

Après des recherches intensives pour trouver le moyen de déplacement le plus rentable – je ne veux pas non plus endetter l’université – et pour dormir dans un endroit calme, pas trop éloigné du départ, direction Siegburg. C’est avec un mélange d’appréhension et d’excitation que je monte dans le bus, puis à Mannheim dans le train.

Première étape : Siegburg, repérer le lieu du départ et surtout l’endroit où l’on récupérera les dossards.

Deuxième étape : Bonn, les auberges de jeunesses étant soit pleines, soit beaucoup trop chères, j’ai trouvé une chambre chez un particulier. Cela me permettra d’avoir un peu de compagnie, de continuer à entraîner mon allemand et d’être au calme avant la course. J’en profite quand même pour aller faire un petit tour dans le centre-ville et tombe en extase devant le magasin Haribo®, et oui, j’avais oublié que BOnn est la ville natale de HAns RIegel, créateur de cette marque de sucreries.

 

Ça y est, c’est le jour J. Comme de coutume, j’arrive bien en avance à Siegburg. On ne sait jamais, le tram pourrait avoir un problème… Enfin, il est 8h15, je pars chercher mon dossard. Je me fais remballer, la remise des dossards ne commencerait qu’à 8h00… Il n’y a pourtant pas de décalage horaire en Allemagne ? J’attend encore un peu, le départ n’est de toute façon qu’à 10h00.

Et là c’est la deuxième grosse surprise : il n’y a que très peu de participant : 16 filles et 33 garçons. Cela change totalement des championnats universitaires français où nous sommes plus de 300 coureurs ! L’ambiance est totalement différente ! Moins de 50 participants, tous très sportifs, c’est beaucoup moins convivial que ce que j’avais expérimenté. Les gens sont venus pour gagner et pas pour profiter !

Après 4 tours de 2,5km, bouclé en moins de 46 minutes (mon record personnel), je fini… dernière. Mais bon, l’honneur est sauf, nous sommes tout de même quatre à finir en 45 minutes et des poussières. Je dois tout de même reconnaître que c’était très impressionnant de voir le niveau des autres concurrents. Cela donne de beaux objectifs !

Avant de retourner sur Freiburg, j’en profite pour visiter les alentours : les Drachenfels dans les Siebengebirge.

 

Prochain objectif, les championnats de France universitaire de Cross le 7 décembre. Et quoi de mieux que Freiburg et la forêt noire pour aller s’entraîner !!!

20 octobre 2017 : Was kann man in Mönchengladbach machen?

Vous êtes encore en France et pensez venir faire une partie de vos études en Allemagne, plus précisément à Mönchengladbach ? Ou alors vous venez d’y arriver et vous vous retrouvez donc seul, sans repères dans ce nouvel environnement et loin de tout ce qui vous est familier ?

Vous n’avez aucune idée de ce qu’il est possible de faire dans cette ville ? Où aller boire un verre pour rencontrer des gens, et pourquoi pas faire plus ample connaissance avec les personnes de votre promo ? Où aller se balader un dimanche après avoir passé une semaine d’examens harassante en sirotant un jus ou en dégustant une délicieuse glace ?

Arrêtez de vous poser toutes ces questions ! Cet article est fait pour vous 😉

Tout d’abord je tiens à être franche, personnellement, Mönchengladbach, bien qu’étant une grande ville, je la trouve moins attirante que d’autres villes de la région telles que Düsseldorf, Cologne (Köln pour les Allemands) et Aix la Chapelle (Aachen). Elle reste agréable pour qui veut y vivre tranquillement, mais pour moi, étudiante, je l’ai trouvée peu attractive culturellement en comparaison à d’autres villes de même dimension où il se passe beaucoup plus de choses.

Ceci-dit, il y a tout de même des manifestations qui valent le coup d’œil dans cette ville. Notamment, et ce qui permet à Mönchengladbach d’être connue internationalement, c’est bien entendu son équipe de football ! La grande équipe allemande qu’est la Borussia Mönchengladbach permet d’assister en allant au stade de la ville, le Borussia Park, à de grandes rencontres sportives. Comme par exemple des matchs contre le prestigieux Bayern Munich !

Pour les moins footeux d’entre nous il restera la visite possible de nombreux monuments historiques dans les proches alentours de la ville. Le château de Rheydt tout comme celui de Wickrath sont véritablement dignes d’intérêt et sont entourés de promenades tout à fait ravissantes.

Pour continuer sur les promenades, Mönchengladbach a en son sein, au nord du centre-ville, un grand et beau parc, le Bunter Garten. Avec ses volières et ses différentes parties renfermant une multitude d’espèces de plantes et d’arbres, ce parc est un très bel écrin de verdure qui est le bienvenu dans cette ville industrielle qui manque de verdure quelques fois !

Vous pourrez aussi vous promener dans le centre de Mönchengladbach et visiter le grand centre commercial, le Minto. Il s’y trouve nombre de magasins et de boutiques en tout genre, vestimentaires, high-tech, restaurants, bars à fruits et encore bien d’autres.

Enfin, terminons en répondant à la question que de beaucoup d’entre nous se sont posés et que vous devez sans doute vous poser également : « Bon sang, mais où puis-je donc trouver dans cette sympathique bourgade un lieu pouvant répondre à ma soif étudiante ? ».

La question est libre d’interprétation, bien entendu… Pour la soif d’apprendre, la bibliothèque municipale et celle de l’école sont tout à vous ! Pour le reste, il y a donc une rue qui pourrait tout à fait convenir à ceux d’entre vous qui seraient plus tentés de s’abreuver par de classiques breuvages barbares que de littérature sur la macroéconomie ou la gestion d’entreprise dans le contexte international. Cette rue salvatrice est la Waldhausener Straße, située derrière le Minto. Vous pourrez y trouver un choix raisonnable de bars en tous genres qui devraient satisfaire la plupart des goûts. Pour ceux qui préfèrent rester un peu plus tranquilles et manger un petit bout en buvant leur bière ou cocktail, je vous conseille d’aller au Alter Markt, une place sympa avec plusieurs bars et restaurants.

Pour conclure je dirais que Mönchengladbach n’est pas la ville la plus attirante par laquelle je suis passée, cependant elle offre tout de même la possibilité de passer d’agréables, de bons et voire même de très bons moments ! Le tout est de partir à sa découverte et de s’ouvrir à ce qu’elle ne demande qu’à vous faire découvrir !

Photos : Nadine Fischer

 

20 octobre 2017 : Le système universitaire allemand – qu’est-ce qui change ?

Le système universitaire allemand – qu’est-ce qui change ?

Si vous partez faire des études en Allemagne, vous devez savoir que le système universitaire n’est absolument pas le même qu’en France ! Le système des écoles et le système de notes diffèrent en Allemagne !

Concernant les écoles, il y en a deux types : les universités et les Fachhochschulen (en français ce seraient les « Grandes Ecoles », mais attention : elles n’ont pas forcément la même réputation !)

Les universités sont comparables à celles en France, il y a un grand choix de filières d’études différentes mais la sélection des étudiants ne se fait pas de la même façon ! En Allemagne, il y a le numerus clausus, appelé « NC », pour quelques matières. Il y a donc un nombre de places d’étudiants limité pour une filière et les candidats avec les meilleures notes au baccalauréat sont pris. Pour avoir une idée quelle note on doit avoir au minimum pour pouvoir accéder à une filière, il y a les informations concernant les NC des années précédentes en ligne. Mais en tant que français effectuant juste un semestre ou un an d’études en Allemagne, vous n’avez pas vous inquiéter par rapport à ça !

Les Fachhochschulen sont un peu plus orientées vers le monde du travail que les universités. Les universités se basent beaucoup sur la théorie contrairement aux Fachhochschulen qui font beaucoup plus de projets pratiques en coopération avec des entreprises. Dans tous les deux institutions il y a la possibilité de faire une licence et un master. Mais les Fachhochschulen ont une réputation qui est souvent un peu moins bonne que celle des universités – avec quelques exceptions bien sûr. Souvent, les Fachhochschulen sont spécialisés dans un domaine, les sciences naturelles ou les sciences techniques par exemples. C’est la raison pour laquelle il y a une grande diversité de Fachhochschulen en Allemagne.

Mais ce qui est commun entre les universités et les Fachhochschulen est le système des notes. Celui-ci est bien différent de celui appliqué en France ! En Allemagne, on ne connait pas le système sur 20, on a un système décimal. Et il n’est pas possible de compenser des notes de cours qui sont en dessous de la moyenne avec une note au-dessus ! Il faut réussir chaque cours ! Pour réussir un cours, il faut au moins avoir un 4,0. Si on ne réussit pas, on a donc un 5,0 et cela veut dire que l’on sera obligé de repasser cet examen. Le 4,0 est la note minimum pour réussir. Après, les notes augmentent : 4,0 – 3,7 – 3,3 – 3,0 – 2,7 – 2,3 – 2,0 – 1,7 – 1,3 – 1,0. La note 1,0 est la meilleure note que l’on puisse avoir. Cette note serait au système français une note entre 17 et 20. Mais contrairement au système français où il est impossible d’avoir une 20, il est possible d’avoir un 1,0 ! Si on travaille bien et si on se donne tous les moyens possibles, on peut y arriver !

Même si vous n’avez pas tout compris de ce que j’ai essayé de vous expliquer : ne vous laissez pas décourager par le système allemand ! Il est toujours dur de passer d’un système qu’on connait bien et auquel on est habitué à un autre système qui semble compliqué au début. Mais une fois en Allemagne, vous verrez : il y a toujours des gens pour vous aider et au final, tout va très bien se passer !

Nadine Fischer

22 mai 2016 : Shop...shop...Shopping !

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Photos : Estelle Faucon

6 avril 2016 : Le choix de partir en Mobilité: Un pari toujours gagnant

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Actuellement en échange  à Mönchengladbach dans la région Nord Westphalen, en Allemagne je souhaite vous faire part de mon vécu concernant mon année passée à l’étranger à Villingen-Schwennigen, en Baden-Wurtemberg qui m’a convaincu de continuer dans un parcours franco-allemand.

Partir en Allemagne fut pour moi une expérience très positive. N’ayant jamais vraiment vécue d’expérience en dehors de la France, partir dans le cadre de mes études était donc un double challenge. Il a fallu choisir parmi les différents partenariats possibles, quels seraient celui qui conviendrait le mieux à mon projet d’études. L’Allemagne a retenu mon attention car habitant dans une région transfrontalière, il était évident pour moi d’utiliser cet avantage et d’apprendre la culture du voisin.  Apprendre la langue allemande était pour moi le bénéfice de pouvoir me faire comprendre en Suisse et en Allemagne mais ce fut également une bonne occasion de faire le lien avec le dialecte alsacien. Il est évident que j’ai eu beaucoup de doutes concernant la culture allemande, si j’allais pouvoir comprendre le système éducatif allemand, si je réussirai à m’intégrer aux autres étudiants allemands.

Ce sont beaucoup de questions mais je pense que c’est cette volonté de vouloir voyager, d’étudier à l’étranger et de découvrir d’autres cultures qui m’a permis d’oublier ces craintes que l’on peut avoir avant de s’engager. Je voudrais souligner que c’est en autres par certains discours, notamment celui de ma professeur d’allemand de l’UHA, Mme TOBIAN, de l’organisation Novatris, des différentes réunions organisées dans les campus, des informations fournis sur le site de l’UHA et des anciens témoignages d’étudiants ayant effectué une  mobilité qui m’ont permis de pouvoir partir sereine, informée et motivée.

L’Université partenaire de l’UHA, « Hochschule Furtwangen Universität »  possède un département international  qui m’a permis d’être en contact avec des internationaux et ainsi améliorer aussi bien mon anglais que mon allemand. Elle a également mis en place un système de « buddy program » où un étudiant allemand était présent pour me guider et répondre à mes questions tout le long de mon séjour. C’était également une très bonne idée pour pratiquer la langue allemande et de pouvoir avoir un contact en arrivant sur le sol allemand. Nous avons eu 2 semaines d’intégration à notre arrivée. Pendant ce séminaire d’intégration nous avons visité la ville sous la forme d’un rallye, nous avons visité les différents lieux où les étudiants se réunissent.  Nous avons également pu régler toute les contraintes administratives avec l’aide de l’équipe pédagogique allemande. Ce séminaire m’a permis de me faire des amis rapidement et de découvrir de nouvelles cultures très différentes de la culture française.  En effet, nous étions plus de 25 nationalités différentes. Nous avons eu la chance de pouvoir voyager grâce aux différentes sorties organisées  par l’université.  Lorsque que j’ai eu certains soucis d’organisation ma coordinatrice était présente pour m’aider à résoudre mes problèmes.  En ce qui concerne le logement, l’université est en collaboration avec un certain nombre de propriétaires qui proposent des appartements pour des étudiants  pour  une durée de 6 à 1 ans. Vivre dans une résidence étudiante ou en colocation reste une bonne solution pour pratiquer une autre langue que le français.

Globalement, je remercie l’université de Haute-Alsace  ainsi que ces coordinateurs et toute ses équipes confondues, qui nous ont motivé et encouragé à vivre cette expérience vraiment unique. Le conseil  que je pourrais donner aux les futurs étudiants voulant partir à l’étranger, c’est tout simplement de se lancer, car les retours sont d’autant plus bénéfiques aussi bien sur le plan humain que linguistique et professionnel.

Après cet expérience, pour l’avoir vécu, j’ai voulu poursuivre mes études dans un cadre franco-allemand car on aspire à vouloir bouger, rester en contact avec une culture différente, et de prolonger les acquis obtenus dans le passée.

Les étudiants intéressés  par une mobilité à l’étranger notamment en Allemagne peuvent me contacter, c’est avec grand plaisir que répondrais à leurs questions.

AGUSHI Laureta – M1 Master Marketing International

Photo : AGUSHI Laureta

 

21 janvier 2016 : Moment historique pour le cursus intégré pour la formation de professeurs bilingues

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Le 21 janvier dernier a eu lieu à Freiburg une cérémonie à l’occasion de la journée franco-allemande.

En effet, le recteur de l’Académie de Strasbourg, M. Jacques-Pierre Gougeon, et le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Bade-Wurtemberg, M. Andreas Stoch étaient sur place pour signer une déclaration d’intention commune pour le développement et le renforcement de la coopération dans le domaine de la formation initiale et continue des personnels enseignants.

Lors des discours tenus par le Recteur et le ministre allemand, nous avons pu observer quelques différences de prestance ! La mentalité hiérarchique des deux pays a été ressentie : M. Gougeon dégageait une certaine autorité, soulignée par son intonation et ses gestes. M. Stoch, lui, est resté « simple » dans sa manière de parler, en allant directement à l’essentiel. Ces observations ne sont pas très objectives, mais certains étudiants et moi-même avons ressenti cette grande différence entre les français et les allemands : la hiérarchie pyramidale en France vs. La hiérarchie linéaire en Allemagne !

Quatre étudiants du cursus intégré, dont je faisais partie, ont présenté le déroulement de la formation transfrontalière des enseignants. La présentation a été conclue par une demande : celle de pouvoir changer de pays d’exercice de manière aussi flexible que possible, ce qui a été pris en compte par les deux grandes personnalités présentes.

A l’issue de cette célébration, les étudiants du cursus intégré ont pu rencontrer plusieurs responsables de formation et futurs formateurs.

 

Clémence GOEPP

4ème année à Freiburg, cursus intégré pour la formation transfrontalière des enseignants.

21 novembre - 24 décembre 2015 : La magie de Noël à Mönchengladbach

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Article n°3 Le marché de Noël à Mönchengladbach - Estelle Faucon MMI

10 septembre 2015 : Redécouverte de Freiburg avec son véritable caractère

Réputée des frontaliers pour son centre-ville animé, très agréable et attractive pour occuper ses jours fériés ou y effectuer le shopping du samedi, Freiburg-im-Breisgau est pourtant une ville aux multiples facettes qui a autre chose à offrir. Outre-Rhin, on la connait sous son aspect connu de ville historique, avec son Münster, ses « Bächle » et Musées. La rentrée universitaire qui s’annonce début octobre a été pour moi l’occasion de participer pendant deux ans à une vie étudiante dynamique. Par la suite, j’ai découvert des lieux de loisirs et de détentes comme le Seepark ou le Schlossberg. C’est seulement lors de ma seconde année de résidence que j’ai appris à connaitre Freiburg, de manière plus intime. Un parcours, des aspects, et des lieux qui restent souvent inconnus du « grand public » et que je souhaite partager avec vous.

 

I. Les espaces verts

Le jardin botanique :

JardinBotanique
Situé un peu à l’écart du campus des sciences, la faculté de Biologie abrite un jardin botanique, petit certes, mais qui en possède toutes les caractéristiques. A commencer par trois serres regroupant plus de 6 000 espèces à travers le monde, composées d’une jungle comme dans les livres d’images, de splendides fleures exotiques, des fougères arborescentes, un désert de cactus et de succulentes !!… A l’extérieur, des petits bassins d’eau avec nénuphars offrent des surprises. Ouvrez bien l’œil !

 

Hauptfriedhof :

Hauptfriedhof
Un lieu insolite qui n’invite pas forcément à la visite, je l’accorde, et pourtant un lieu de repos où se mélangent ancienneté et modernité. Il se distingue par son paysage varié, tantôt verger parfois même parc. Une visite qui mérite le détour car elle permet de confronter notre vision et configuration d’un tel lieu avec celle d’outre Rhin.

 

Mundenhof :

Mundenhof

Il s’apparente au zoo de Freiburg, mais comme le suggère le nom « Hof », il s’agit plus d’un parc animalier où l’on trouvera des animaux domestiques du monde entier, mais également de nombreuses espèces exotiques : autruches, bisons, singes et même un aquarium… un unique conseil, munissez-vous d’un appareil photo !
Petite info supplémentaire : l’entrée au parc est gratuite (sauf parking), accessible depuis le tram et en vélo. Ainsi garantir l’accès pour tous favorise une mixité sociale. Le tout renforcé par différents projets de découverte de la nature et d’éducation à l’environnement, rassemblant ainsi des enfants de tous les horizons. Une dimension sociale qui caractérise la ville et dont on prend conscience notamment au travers des quartiers écologiques de Fribourg.

 

II. Les éco-quartiers

Aujourd’hui mondialement connue pour ses éco-quartiers, son sens aigu du développement durable et l’implication forte de ses citoyens, la ville est depuis 2002 le bastion du groupe politique des Verts, fait unique pour une ville de cette taille en Allemagne.

Mais laissons politique et urbanisme de côté, l’espace d’un instant. Dans le quartier Vauban laissez-vous surprendre par ces îlots d’habitations colorées aux pieds desquels se trouvent des jardins communs. Le son des enfants qui jouent se substitue au bruit des moteurs : une atmosphère particulièrement calme et paisible dont il est plaisant de profiter.

C’est dans le quartier Vauban que tout commence. Historiquement se trouvaient d’anciennes casernes militaires françaises abandonnées au début des années 90. Des projets de logements sont alors envisagés par la ville contre lesquelles la population, dont un bon nombre d’étudiants, s’insurge. Désormais il va falloir penser avec les citoyens ! C’est ainsi que naît le projet d’un urbanisme novateur, moderne et écologique, dans lequel une bonne partie des anciennes casernes sont réhabilitées.

EcoQuartier

En termes d’objectifs énergétiques, le quartier Vauban et un autre nommé Rieselfeld sont pilotes avec leurs logements généralement classés de « Passivhaus », c’est-à-dire avec un bilan énergétique nul.

La seconde dimension est la vie citoyenne très forte et engagée dans une démarche durable avec une mixité sociale et générationnelle. Ce rêve du « vivre ensemble » s’est traduit par la création de « Baugruppen ». Ces groupes de construction rassemblent des personnes désireuses de construire leur logement et permet ainsi de définir un projet ensemble. Les avantages sont nombreux, comme des relations de voisinage solides et antérieurs à la construction, la réduction des coûts ainsi que  le regroupement de certains équipements (énergie solaire, chauffage ou jardin).

La vie citoyenne engagée et cette volonté du vivre-ensemble sont des caractéristiques intimement liées à la ville et que l’on discerne à différents niveaux tant en politique (décisions citoyennes par référendum) que dans la vie étudiante (forte demande pour la vie en colloque) que j’ai moi même expérimentée dans une WG* à 16, expérience unique et enrichissante que je recommande vivement.

 

* Wohngemeinschaft (colocation)

 

Erik Springer

L3 Formation transfrontalière Regio Chimica

18 septembre 2015 : Forum franco-allemand : un lieu d'échange

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Article n°2 Participation à une journée forum dans un lycée franco-allemand - Estelle Faucon MMI

7 septembre 2015 : Séminaire d'intégration HSNR

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Article n°1 Séminaire d'intégration HSNR - Estelle Faucon MMI

03 Juin 2015 : Stage à l'école

article 7 stage à l'école

Je suis étudiante en Sciences de l’éducation et viens de passer une année à la Pädagogische Hochschule de Freiburg. Le premier semestre était plutôt traditionnel : des cours à la fac. Le deuxième semestre à l’inverse est un semestre de stage. Je suis tous les matins à l’école (et oui, en Allemagne les cours finissent à 12h15 ou 13h05 !) et deux après-midi par semaine ainsi que certains week-ends, j’ai des cours à la fac.

Mon école

Je suis dans une petite « Dorfschule », une  école de village. L’effectif est donc très réduit : en règle générale, il n’y a que 15 enfants par classe, c’est le rêve. Etant donné que l’école se trouve à l’écart de Freiburg, c’est très grand avec beaucoup de verdure. C’est donc très agréable. Il faut tout de même reconnaître qu’il y a un énorme désavantage : le trajet ! Je ne commence qu’à 8h40 mais il me faut tout de même prendre le train de 6h56 et donc le tram de 6h40… Sans compter les grèves assez régulières de la DB qui m’obligent alors à prendre le tram de 6h10….

Donner des cours

L’énorme avantage de ce stage est qu’il est très orienté vers la pratique. Nous sommes obligés de donner 30 heures de cours. Il me reste encore sept semaines de stage et j’ai déjà donné 32 heures donc j’ai vraiment la possibilité de voir ce qui me convient le mieux. J’ai ainsi pu remarquer que je suis bien plus à l’aise avec les petites classes (CP-CE1) qu’avec les plus grands (CE2-CM1).

C’est tout de même très stressant : tu donnes le cours aux élèves mais au fond de la salle, il y a le professeur, les autres stagiaires, un(e) enseignant(e) de la fac qui sont là pour t’observer et te donner un retour à la fin de l’heure. C’est certes stressant mais en même temps très enrichissant. J’ai de la chance, dans mon école les débriefings sont très constructifs. On ne nous dit jamais « c’était nul » mais plutôt « oui c’est bien, tu as essayé de réagir au mieux mais la prochaine fois, essaye peut-être de faire comme ça ».

Au début c’est un peu angoissant de se retrouver toute seule devant une classe mais les enfants de primaires sont toujours motivés (certains se plaignent lorsque l’on n’a pas le temps de faire de DS !!!) et te considèrent comme le professeur. C’est sûr que les premières heures sont les plus dures puisque les enfants veulent tester les limites mais une fois que ces limites sont fixées, tout se passe bien.

Les différences

La principale différence est bien évidemment l’emploi du temps. Les enfants commencent à 8h40 (parfois 7h50) et finissent soit à 12h15 soit à 13h05. Du coup, il n’y a pas de pause midi et par conséquent pas de cantine. Par contre il y a la « Versperpause » à 9h25 où les enfants mangent des fruits, du pain, du saucisson, du fromage, etc. !!!

L’autonomie des enfants est bien plus encouragée qu’en France : les enfants peuvent rentrer tous seuls à la maison, ils peuvent se déplacer tous seuls dans les couloirs, il y a beaucoup de « Freiarbeit » où l’enfant doit travailler en autonomie. Cela s’explique peut-être par le fait que les parents attendent vraiment que l’enfant soit prêt avant d’entrer à l’école primaire. Tout d’abord, les enfants nés après août ne vont à l’école que l’année suivante ce qui signifie que les enfants ont nécessairement six ans lorsqu’ils rentrent à l’école primaire. Par ailleurs, il est assez courant que l’entrée à l’école soit retardée d’un an parce que les parents ou les enseignants de maternelle pensent que c’est ce qu’il y a de mieux pour l’enfant.

Le temps libre

Certes, cela prend du temps de préparer les cours, d’envoyer systématiquement à nos professeurs référents nos réflexions pour chaque heure donnée, d’assister aux séminaires et aux cours à la fac mais en même temps, comme c’est l’école, j’ai les mêmes vacances, les mêmes jours fériés et les mêmes ponts que les enfants.

Cela me laisse donc le temps de visiter un peu Freiburg et les environs : baignade au Schluchsee (l’eau est encore un peu froide (16°) mais ça reste très sympa), shopping à Stuttgart, visite de Breisach, randonnés au Feldberg, roller ou vélo le long de la Dreisam….

Le stage se passe très bien. C’est juste génial et cela me conforte dans l’idée de devenir professeur des écoles. Je ne peux que conseiller de faire un stage dans un pays étranger !

Elodie Robert

L2 Formation transfrontalière CIFTE (Cursus Intégré pour la Formation Transfrontalière des Enseignants)

20 mai 2015 : La musique à travers les frontières

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Bonjour, je suis un étudiant de la licence transfrontalière de chimie Regio Chimica, en 4ème semestre à Freiburg, mais je ne suis pas là pour parler de ceci.

L’un de mes gros passe-temps autre que les études, c’est la musique, je suis trompettiste, et ayant voulu continuer en Allemagne, j’ai pu constater pas mal de différences entre l’orchestre d’étudiants de l’UHA et les orchestres de Freiburg. Je sais ce dont je parle, je fais partie officiellement de 3 ensembles différents en Allemagne.

La première différence se joue sur le nombre de musiciens, et cette différence va en influencer d’autres : il y a beaucoup plus de musiciens en Allemagne qu’en France. Certes, l’université de Freiburg est nettement plus conséquente que l’UHA, donc plus d’étudiants, donc plus de musiciens, mais quand même. Du coup, à chaque début de semestre, cela se bouscule pour faire des auditions. Ben oui, ici à Freiburg, on ne peut pas simplement dire que l’on fait un instrument et nous sommes pris. Le Vorstand* se réunit et si on veut intégrer un orchestre, il faut préparer un morceau à présenter devant une dizaine de personnes. En France on s’organise à l’année, il est très rare de voir des personnes partir au bout d’un semestre, tandis qu’ici, c’est normal, les Allemands ne comptent pas en années, mais en semestres.

Ce qui m’amène à la deuxième grosse différence entre l’UHA et Freiburg : en Allemagne, ce sont aux étudiants de faire vivre l’orchestre, autrement dit, c’est une association, et qui dit association dit cotisation : il faut payer en moyenne 40 € par semestre ici, tandis qu’à Mulhouse, c’est l’université qui paye.

Autre différence que j’ai pu observer, cette fois-ci d’un point de vue purement technique et musical, c’est la position des musiciens. En effet, dans un orchestre symphonique, on voit normalement, de gauche à droite, les violons 1, violons 2, alto et violoncelles. Mais ici, on voit les violons 1, les Cellos, les altos, et enfin les violons 2, ce qui peut être un peu déroutant au début. Après discussion avec des Allemands, cette disposition aurait été choisie pour avoir d’une part les violons en stéréo, avoir une meilleure répartition des voix (basse en milieu), et enfin entendre le premier groupe de violons plus fort que le deuxième, car la caisse de résonance de ces derniers est tournée vers l’arrière.

Mais malgré toutes ces différences, il y a deux choses qui ne changent pas que j’ai pu remarquer en tant que trompettiste : nous les cuivres, peu importe le pays, dans un orchestre symphonique, nous nous tournons les pouces. Et peu importe le pays, après la répèt’, il y a toujours un groupe qui se retrouve au bar pour boire un canon =)

* Le Conseil d’administration

Antoine Siedel

L2 Formation transfrontalière Regio Chimica

29 avril 2015 : Déjà un semestre…

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Déjà un semestre…

La première année du cursus binational Regio Chimica s’est terminée en juin dernier à Mulhouse avec beaucoup d’aprioris et de questions sur ce que pourrait être notre vie à Freiburg : Comment sera l’Albert Ludwig Universität (ALU), comment seront les Fribourgeois, les Regios* vont-ils changer en passant de l’autre côté du Rhin ?

Le dernier examen de ce semestre fribourgeois est déjà corrigé. Il est possible de faire un premier bilan sur cette expérience. Premièrement l’ALU est vraiment différente de l’Université de Haute-Alsace (UHA). Ne serait-ce que par le nombre d’étudiants, trois fois plus à Freiburg, mais pas seulement. La recherche en Allemagne se fait juste à côté des amphis, entre deux cours il est possible de voir ce qu’est concrètement la recherche. En France, nous avions certes eu l’occasion de visiter l’IS2M** de Mulhouse, mais ce monde ne faisait pas partie de notre quotidien.

Une autre conséquence est l’évolution des mentalités au sein de la promotion. Les Allemands comme les Français ont été confrontés à un « problème » quasi-identitaire. Les Allemands commençaient en France à se sentir un peu, voire pour certains presque entièrement Français, et les Français vivent actuellement le même processus en Allemagne. C’est peut-être ici la plus grande difficulté à surmonter, et à la fois la plus grande richesse de la mobilité. Il ne suffit pas de s’habituer à un mode de fonctionnement différent, mais il faut aussi accepter que l’on se retrouve changé soi-même. Au fond, cela n’est pas un problème, car nous n’avons été changés en perdant notre identité d’origine mais en y greffant une nouvelle identité, celle que nous construisons dans le pays hôte. Ce point de vue est certes presque un cliché mais le vivre est une expérience singulière.

Au-delà de ces considérations, reviennent souvent les détails du quotidien, en somme la ville dans laquelle nous résidons. Le cinéma « le Palace » avec des tarifs étudiants abordables ou les pentes de l’Illberg par un bel après-midi manquent souvent mais le « Feierling » ou la Kajo fribourgeoise seraient tout aussi irremplaçables.

Le changement de pays est au final une expérience qui vaut vraiment le coup d’être vécu surtout avec l’ensemble d’une promotion. Mais une chose est sûre, il faut être prêt à ce que tout change, parfois du jour au lendemain. Et il n’y a que cinquante petits kilomètres qui séparent Mulhouse de Freiburg…

 

* Les étudiants de Regio Chimica

** Institut des Sciences des Matériaux de Mulhouse

 

Guilhem Claude
L2 Formation transfrontalière Regio Chimica

10 avril 2015 : La durée des études en Allemagne

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Je suis un étudiant franco-allemand ayant suivi la formation Regio Chimica pour réaliser une licence de chimie transfrontalière. J’ai choisi de rester en troisième année à Freiburg, pour continuer mon cursus en Allemagne.

Il faut savoir que pour réussir ses études de chimie à Freiburg, il faut valider tous les examens (trois à six par semestres) sachant que les résultats ne peuvent pas se compenser les uns les autres. Il faut donc vraiment tout « bestehen ». Les épreuves sont d’un haut niveau de difficulté, ce qui explique le fait d’avoir jusqu’à quatre essais pour valider chacune d’entre elles.

De ce fait,  presque la moitié des étudiants d’une promotion prolonge le « Bachelor » en chimie, qui dure alors sept ou huit semestres (voire plus) au lieu des six initialement prévus. Pour ma part, je le réalise en sept semestres. En Allemagne, les études fonctionnent par semestre et non par année comme en France.

Pour le système allemand, le plus important n’est pas la durée des études mais le diplôme acquis. En France, les appellations « Bac+5 » « Bac+8 » sont bien ancrées, alors qu’en Allemagne c’est le nom du diplôme qui est évoqué. Cela est sans doute lié au fait que beaucoup d’étudiants nécessitent plus de temps pour obtenir leur diplôme et que d’autres se prennent un semestre de libre pour faire un stage, étudier une autre matière ou encore prendre des vacances. En somme, vous pouvez choisir à quel rythme vous voulez travailler. Il y a aussi moins de cours donc si on s’organise bien on peut dire qu’il y a plus de temps libre en Allemagne.

Cette liberté a ses avantages comme par exemple gagner en autonomie ou encore apprendre à s’organiser mais aussi ses inconvénients car il faudra se motiver « seul » !

Mikel Mangold
L3 Formation transfrontalière Regio Chimica

 

24 mars 2015 : Morgenstreich 2015, Carnaval de Bâle

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Nous sommes le lundi 23 février 2015, il est presque quatre heures. Bien entendu quatre heures du matin. Quand tous les gens « normaux » dorment, les Bâlois sont tous dans la rue.

A quatre heures pile, la ville est plongée dans le noir total, sans les nuages on pourrait même voir les étoiles. Maintenant, place au spectacle, c’est le Morgenstraich. Il marque chaque année le début de la version suisse du carnaval appelé aussi la « Fasnacht ». L’histoire du Morgenstraich est très ancienne et date du temps où l’on croyait aux démons et aux fantômes. Pour les chasser, des groupes appelés « Cliquen » sortaient dans les rues avec des masques affreux en faisant beaucoup de bruit. Depuis lors, on célèbre le Morgenstraich de la même manière tous les ans. Les défilés sont aussi composés de lanternes, décorées avec des illustrations, pour la plupart humoristiques. Certaines sont même des caricatures d’hommes politiques, comme François Hollande et Vladimir Poutine cette année. Les défilés se déroulent sans direction particulière, les membres du Morgenstraich défilent tous en même temps avec leurs flûtes et tambours n’importe où dans les rues, bien loin de l’organisation suisse habituelle. Toute la ville est alors réveillée et les gens observent sur les trottoirs ou les balcons.

Pour assister au Morgenstraich, nous avons dû prendre le train spécial de Freiburg à 2h. L’aller-retour coûte 15 euros avec le Semesterticket, nous avons même pu rentrer pour 7h et assister aux cours du lendemain.

Un événement qu’il serait dommage de manquer si l’on se trouve dans la région !

Keltoum Balbzioui
L3 Licence de Chimie à l’UHA, actuellement en mobilité Eucor à Freiburg-im-Breisgau

Paul Pfeiffer
L3 Formation transfrontalière Regio Chimica

9 mars 2015 : Ma colonie en Autriche

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Pour les vacances de février, quoi de mieux que de partir en colo de ski en Autriche ? Tu passes une semaine avec des jeunes (génial), tu fais une semaine de ski (méga cool) et tu es payée (ce qui n’est pas négligeable) !

Le problème principal fut de la trouver cette colo !! Pour les centres aérés, j’ai plutôt un bon CV : j’ai déjà fait deux mois entiers en été plus une fois pendant les petites vacances. En plus, mes stages en écoles primaires (je souhaite devenir institutrice) sont perçus comme un plus. Mais voilà, je n’ai jamais fait de colonie, que ce soit en temps qu’animatrice ou en tant qu’enfant et mon expérience se limite à des jeunes de moins de six ans… En plus, je fais mes études à la Pädagogische Hochschule de Freiburg et il arrive très, très, très souvent d’avoir des cours le samedi. Je voulais bien me déplacer une fois (par exemple pour les réunions de préparations) mais pas plus (entretien plus réunion) : trop cher, trop de stress, trop de temps perdu.

En surfant sur internet et en déposant tout azimut des candidatures, je suis tombée sur une colo de ski en Autriche. J’étudie l’allemand donc pour moi c’est encore plus enrichissant mais surtout, le directeur de la colonie a nécessairement besoin de quelqu’un parlant l’allemand. Et c’est justement le fait que j’étudie à Freiburg qui l’a décidé à m’embaucher. Sans ça, je n’aurais jamais trouvé de colo ski !!

*

Et le grand jour du départ est arrivé. Le bus part de Paris à 18h00 avec des enfants âgés de 10 à 17 ans et cinq animateurs (plus le directeur). Après les 14 longues heures de trajet, notre groupe arrive enfin dans le Tirol dans un petit hôtel réservé entièrement pour nous. Au programme de cette journée figure la répartition des chambres. Les anims ont décidé d’être sympa, nous les laissons choisir. La seule condition, qui soulève maintes jérémiades, est un étage pour les garçons, un étage pour les filles. Le repas de midi est un classique de la « gastronomie » autrichienne : Jägerschnitzel (escalopes panées) et frites… Les enfants adorent ! L’après-midi nous les séparons en trois groupes, je vais faire de belles descentes en luge avec ceux qui le souhaitent. Le plus dur est de remonter la côte… Et arrive le repas du soir… En Allemagne, il est coutume de ne manger qu’un plat chaud par jour. Si c’est le midi, le repas du soir ne sera composé que de charcuterie – « Abendbrot » comme on dit si bien. Il me semble que ce doit être la même chose en Autriche, toujours est-il qu’il n’y a « que » de la charcuterie, du pain et des crudités sur la table. Je veux prévenir les autres animateurs ainsi que les jeunes, ils pensent qu’il ne s’agit que d’une entrée bien copieuse et ont du mal à me croire. Ce n’est que lorsque les gérants de l’hôtel viennent débarrasser les plats qu’ils concèdent enfin à me donner raison !

Le lundi marque le début de notre semaine de ski. Je suis à nouveau réquisitionnée pour servir de traductrice. Il faut bien donner sa pointure pour obtenir les chaussures de ski et régler tous les petits problèmes. Les plus grands veulent se débrouiller tout seuls et essayent tant bien que mal de parler anglais. Nous leur avions demandé leur niveau de ski mais pour être plus sûr, nous leur faisons faire un petit test – un mini slalom sur une piste verte. Cela nous permet de les séparer en trois groupes : les débutants et premières étoiles, les deuxièmes étoiles et puis les troisièmes étoiles et plus. Entre anims c’est un peu la guerre pour se retrouver avec les plus forts, personne ne veut avoir les débutants !! J’ai de la chance, je fais trois jours avec les forts, un avec les intermédiaires et seulement un avec les débutants. Un des enfants a peur du vide, dès qu’il trouve que la piste descend trop, il se bloque et se tétanise. Le seul moyen de le faire avancer et de rester auprès de lui. Nous avons de la chance d’être en sureffectif, ce qui nous permet d’allouer un animateur pour un seul enfant sans surcharger les autres moniteurs.

La semaine de ski est vraiment géniale, il fait tous les jours un grand soleil, il n’y a presque pas de vent, le domaine skiable est vraiment bien. Viennent ensuite toutes les surprises relatives au pays. Je ne sais pas si c’est spécifique à l’Autriche mais en tout cas, personne ne connaissait les tire-fesses à deux places (soit dit en passant, c’est nul, ou alors il faut vraiment se mettre avec quelqu’un de son gabarit). A cause du télésiège qui permet de s’arrêter au milieu de la station, j’ai failli perdre la moitié de mon groupe.

Pour bien fatiguer nos jeunes, il faut encore organiser les veillées du soir ou les sorties après le ski. Nous allons une fois au bowling, une fois à la piscine (avec un bassin extérieur chauffé avec vue sur les montagnes, c’est juste magnifique), faisons un quartier libre d’une heure à Innsbruck. Les tablettes de chocolats Milka© de 200 grammes ont un succès fou. Ils n’en reviennent pas, pourtant je suis persuadée qu’on doit en trouver aussi en France. Il y a la soirée « La fureur » (blind-test, karaoké et autres jeux sur la musique), puis « Jeux à carte » (divers jeux de société sont proposés) et la traditionnelle boum de fin de séjour.

Et puis c’est déjà le moment de repartir, le moment de refaire les 14 heures de trajet en bus.
Il est sept heures du matin lorsque nous nous arrêtons prendre le petit déjeuner sur une aire d’autoroute près de chez moi. Mais bon, je ne peux pas descendre en cours de route. Il faut donc que je monte sur Paris, que je reste avec les enfants dont les parents sont en retard, que je prenne le métro puis le train et enfin que je rentre à pied chez moi. Il est 16 heures…

*

Cette colo fut vraiment une expérience inoubliable, et enrichissante. A l’inverse des centres aérés, cela permet de vraiment partager la vie quotidienne avec les jeunes et d’apprendre encore mieux à les connaître. Sans mes connaissances d’allemand apportées par le cursus intégré entre Mulhouse et Freiburg, je n’aurais probablement pas été embauchée. Cette formation m’a donc ouvert une porte qui sans cela serait restée fermée. D’autant plus qu’avec une expérience à mon actif, j’aurai plus de facilité à retrouver une nouvelle colonie la prochaine fois.

Elodie Robert
L2 Formation transfrontalière CIFTE (Cursus Intégré pour la Formation Transfrontalière des Enseignants)

11 février 2015 : Du blanc à perte de vue

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Du blanc à perte de vue : les montagnes enneigées, les flocons qui ne cessent de tomber depuis quelques jours, les rues vêtues d’un manteau de neige ou encore les flaques d’eau gelées auxquelles il faut prendre garde afin de ne pas glisser. Voici une vision plutôt idyllique qui ferait même penser au monde magique de Narnia. Et dans ce monde magique, il ne s’agit pas de combattre la sorcière blanche mais de se préparer aux examens de fin du premier semestre. En effet, à la Pädagogische Hochschule de Littenweiler se déroule à partir d’aujourd’hui, lundi 9 février 2015, jusqu’à vendredi 13 février 2015, les examens de fin de semestre. Ceux-ci peuvent être tant sous forme écrite que sous forme oral. Les semaines précédentes ont donc été particulièrement studieuses et les étudiants sont de nouveau soumis à un rythme plus soutenu que d’habitude. On sait à quel point se détendre et prendre le temps de se relaxer lors de périodes stressantes est important. Si vous en avez assez d’être plongé dans vos cours toute la journée, je vous propose quelques activités afin de faire un break et de repartir avec plus d’énergie dans vos révisions.

La Pädagogische Hochschule possède le merveilleux avantage d’être située dans un cadre très proche de la nature. Quelques minutes seulement vous séparent de la Dreisam, rivière dont le charme n’est pas négligeable. Se promener le long de la Dreisam permet de prendre une véritable « bouffée d’air frais ». Et si vous avez de la chance et que vous ne faîtes pas trop de bruit, vous pourrez même apercevoir des canards ou des cygnes.

En cas de déprime dans vos révisions, n’hésitez pas à vous retrouver entre amis pour vous soutenir. Pour cela, rien de mieux que la KuKa, lieu de rencontre entre les étudiants de la PH. Cette salle gérée et entretenue par les étudiants eux-mêmes est aménagée très confortablement. Elle dispose de sofas et donne accès à des collations à prix réduits pour la plus grande joie des étudiants !

Enfin, la Pädagogische Hochschule à Littenweiler est extrêmement bien desservie. En prenant soit le tram, soit le train, vous n’aurez besoin que de très peu de temps pour rejoindre le centre-ville de Freiburg. Rien de mieux que de se balader dans les rues du centre ville pour s’aérer et faire le vide dans sa tête.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon courage pour vos examens et surtout de très bonnes vacances !

Marie Cloarec
L2 Formation transfrontalière CIFTE (Cursus Intégré pour la Formation Transfrontalière des Enseignants)

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